15.01.2026

Menaces, violences et tentative de vol : une prévenue en situation de grande précarité jugée

Ce jeudi 8 janvier, le tribunal de proximité a examiné une affaire portant sur des faits de menaces de mort réitérées, de violences n’ayant entraîné aucune incapacité totale de travail (ITT), d’injures, ainsi que de vol avec dégradation.

Les trois premiers faits remontent au 28 mars 2025. Ce jour-là, J. T, la victime, se rend à son travail à l’hôtel de la Collectivité lorsqu’elle croise D. R, une femme sans domicile fixe et souffrant d’addictions. Estimant le regard de la victime trop insistant, la prévenue l’insulte, la menace de mort et lui jette une bouteille en plastique. J. T décide alors de déposer plainte. Entendue par les autorités, D. R reconnaît les faits.

Lors de l’audience, le président l’interroge : « Un regard justifie-t-il des insultes et des menaces ? ». « Non, j’étais en colère, je suis désolée », répond D. R, qui reconnaît également avoir de nouveau proféré des menaces à l’encontre de la victime après avoir appris la tenue du procès.

La juridiction s’est ensuite penchée sur les faits de vol. Le 8 juin 2025, à 4 h 16, D. R s’introduit dans le véhicule non verrouillé d’une seconde victime, E. T. Entendue à la barre, la trentenaire explique son geste par l’absence de ressources financières, un besoin de se nourrir ainsi que sa dépendance aux stupéfiants. Au cours de l’audience, elle sollicite la mise en place d’un accompagnement et d’un suivi.

L’examen de son casier judiciaire révèle de nombreuses condamnations antérieures, notamment pour des vols commis en état de récidive, avec plusieurs séjours en détention. « Je n’avais pas envie de vous renvoyer en prison. Nous sommes là pour condamner, mais aussi pour aider » souligne la procureure de la République. Tenant compte de la situation personnelle de la prévenue, elle requiert une peine de 35 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans un délai de 18 mois, ainsi que deux amendes pour un montant total de 70 euros.

Après délibération, le tribunal condamne D. R. à 35 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans un délai de huit mois. En cas de non-réalisation, elle écopera de deux mois de prison.

Cyrile POCREAU