Air Antilles doit fournir des preuves de garanties financières suffisantes pour espérer récupérer sa licence
Le 9 décembre dernier, la compagnie Air Antilles s'est vu suspendre son certificat de transporteur aérien (CTA) par la direction générale de l'aviation civile (DGAC) en raison de manquements graves en matière de sécurité, ce qui a provoqué la suspension de sa licence d'exploitation. Un arrêté ministériel a été rédigé actant cette suspension. Publié la semaine suivante, le document ne mentionne aucune période, simplement que la licence est suspendue à partir du 9 décembre 2025 à 4 heures UTC (00 heure locale Antilles).
Toutefois, le ministère des Transports rappelle que la compagnie disposait d’un délai pour mettre en place des actions correctives afin d’obtenir le rétablissement de son certificat de transporteur aérien.
«À ce jour, les échanges entre la DGAC et la compagnie se poursuivent. Certaines preuves de mises en œuvre des actions correctives proposées sont manquantes», indique le ministère. Il ajoute que «la démonstration de la capacité d’Air Antilles à financer ces actions et à garantir leur pérennité constitue une condition nécessaire importante à la levée de la suspension du CTA». Voire ensuite de la licence.
Pour rappel, la DGAC avait transformé début avril 2025 la licence d'exploitation d'Air Antilles en licence temporaire «en raison de sa situation financière dégradée». La licence a été prolongée à plusieurs reprises. Le 30 septembre, elle l'avait été jusqu'au 31 janvier de cette année. Mais c'était sans compter les conséquences d'un audit qui allait être diligenté et imposer la suspension du CTA et, plus tôt, celle de la licence.
Pour espérer récupérer son autorisation de voler, la compagnie doit fournir des preuves de garanties financières suffisantes en termes de fonds propres et de trésorerie, permettant à la DGAC de considérer comme réalistes les hypothèses du plan d’affaires et de prolonger alors la licence d'exploitation. Mais elle doit aussi obtenir une décision favorable du tribunal de commerce auprès de qui elle a déposé une demande de redressement judiciaire. Le tribunal doit se prononcer le 2 février.




