20.03.2026

Alerte tsunami : le dispositif FR-Alert a été testé à la Baie Rouge

De manière régulière, l'Etat teste le dispositif FR-Alert. Par exemple, mardi dernier il l'était dans le département de la Charente, mardi prochain il le sera en Creuse avec une alerte simulant un vigilance rouge météorologique. Et hier après-midi il l'a été à Saint-Martin avec un exercice de sécurité civile adapté au contexte local et dans le cadre du dispositif régional Caribe Wave.

L'exercice s'est déroulé sur la plage de Baie Rouge où des volontaires se sont prêtés au jeu : le site était menacé par un tsunami. Les autorités avaient une heure pour mettre en place le dispositif.

Les gendarmes de la brigade nautique ont signifié aux baigneurs et personnes sur la plage de la nécessité de partir. La vague annoncée étant de deux mètres, le parking surplombant la plage était suffisamment élevé pour être protégé dans ce cas de figure.

«Nous avions aménagé un poste de secours grâce à la Croix Rouge, il était important qu'elle soit là car ce genre de situation engendre beaucoup de stress et il faut des professionnels pour accueillir les gens, comprendre quelles sont leurs difficultés. On a eu des cas particuliers, comme des personnes qui ont tout laissé sur la plage et qui n'ont plus rien, il faut donc savoir les traiter, il faut prévenir les familles, il y a plein de cas de figures qu'il faut savoir prendre en compte», explique le préfet Cyrile Le Vély qui est le directeur des opérations de secours dans ce genre de situation.

Les gendarmes et les pompiers étaient présents. Les premiers étaient là «pour aider à évacuer les personnes». «Une fois les secours sur place, notre rôle était de fluidifier la circulation et garantir la viabilité des axes», a expliqué le commandant de gendarmerie. Quant aux pompiers, au delà de porter secours, ils sont «les conseillers techniques du représentant de l'Etat et les garants techniques» pour que le préfet prenne les bonnes décisions.

Sur la plage était créé un poste avancé et en préfecture était mis en place un COT, un centre opérationnel territorial (ou COD dans les départements). L'objectif était d'ancrer les bons réflexes face au risque tsunami : réagir vite, gagner les hauteurs et suivre les consignes officielles.

La préfecture est accompagnée par un laboratoire de recherches de l'université de Montpellier pour bâtir des modèles, identifier les chemins, les lieux d'abri pour pouvoir y être protégés.

Enfin, il est proposé aux Saint-Martinois de répondre à un bref questionnaire afin de contribuer à l’amélioration de la chaîne d’alerte face aux risques majeurs. Que vous ayez reçu ou non le message, vos contributions sont précieuses. Pour celles et ceux qui n’auraient pas reçu la notification, vos réponses permettront d’identifier si l’absence de réception est liée à une zone blanche, à un opérateur ou encore au système d’exploitation du smartphone. Vos réponses seront traitées de manière anonyme par des chercheurs de l'Université de Montpellier Paul-Valery en collaboration avec les autorités locales. Pour accéder au formulaire : cliquez ici.

Angélique Roy